Mardi 21 mai à 19h45 Grand meeting parisien au Cirque d’Hiver

Vous faites quoi pour l’écologie mardi soir ?

Nous avons le droit au bonheur.
Nous avons le droit de vouloir le meilleur pour celles et ceux que nous aimons.

Personne ne nous empêchera de sauver la planète. Personne ne nous empêchera de défendre un projet de société juste et solidaire. Ni le monde de l’argent des lobbies, ni une classe politique dépassée par les enjeux de l’urgence climatique et sociale.

Les élections européennes à venir ne seront pas des élections comme les autres. Le moment est venu de faire le bon choix. Le moment est venu de répondre à la fin du monde comme à la fin du mois.

Retrouvons nous le 21 mai à 19h45 avec les candidat.e.s de la liste Europe Ecologie !

Je fais un geste pour la planète : j’invite 4 ami-e-s au meeting de demain !

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D comme Désintox

N’écoutant que son sens de l’abnégation, et parce qu’il y a à boire et à manger dans les « informations » qui circulent dans cette campagne, Climax se lance dans une opération « contrôle qualité » et « traçabilité » des indigestes fakenews qu’on essaie de vous faire avaler.

« Pour Yannick l’écologie est ni de droite ni de gauche »

C’est faux. Nous ne sommes pas aveugles, et nous connaissons les ravages causés par un capitalisme qui exploite les humains, les animaux et détruit les écosystèmes. Mais ce que nous ne voulons plus c’est utiliser des mots vides de sens pour masquer la réalité de la crise que nous vivons. Trop facile de se dire de gauche ou de droite et de ne pas agir pour l’intérêt général.

Face à la crise écologique, le productivisme, de droite ou de gauche, n’est pas la solution : il est le cœur du problème. Les écologistes veulent obliger la vieille droite et la vieille gauche a enfin changer de logique. Et c’est pour cela que nous refusons de nous laisser coller des étiquettes qui sont autant de prétextes pour ne pas agir. Mais nous ne sommes ni ambigus, ni ambidextres.

Ne pas manquer l’interview de David Cormand pour Libération

« Les écologistes préparent une alliance avec LREM, le PS et même LR »

C’est faux. Cela arrange nos concurrents de faire courir ces bruits, mais la vérité est très différente. Cette fausse nouvelle de LREM reprise avec gourmandise par LFI prend les gens pour des imbéciles car elle transpose au Parlement européen le fonctionnement de l’Assemblée nationale française, alors que les institutions françaises et européennes ont des fonctionnements et poids différents.

Nous ne voulons pas de combines ou d’arrangements. Les candidat.e.s de la liste Europe Ecologie élu.e.s le 26 mai au soir siègeront tou.te.s dans le groupe Verts/ALE au Parlement européen. Ce groupe existe sans discontinuer depuis 20 ans. Il est d’ailleurs le plus uni et cohérent dans ses votes… L’écologie, c’est le même bulletin et le même programme dans toute l’Europe.

Découvrir le groupe Verts/ALE et ses élu.e.s “les plus cohérents” avec Politis

« Une bonne partie de EELV est partie à LREM et Yannick Jadot aussi va finir par y aller »

C’est faux. Nous ne voulons pas rejoindre LREM. Nous proposons au contraire une alternative à leur politique. Ni leur immobilisme écologique, ni leur politique sociale ne nous correspond.

Yannick Jadot est solidement ancré dans ses convictions. Depuis plus de 20 ans, il se bat pour construire une écologie forte. Ce n’est pas le moment de renoncer.

Ce procès d’intention est d’autant plus grotesque qu’il s’accommode assez mal du passé d’activiste de Yannick Jadot au sein de Greenpeace. Il occulte aussi le fait que Yannick Jadot et les écologistes, au nom de l’honnêteté et de la cohérence, n’ont pas donné suite aux multiples propositions d’alliances de circonstance, précisément pour ne pas diluer l’écologie dans un mélange dont l’unique propos est de maintenir sous perfusion une sociale-démocratie qui ne sait plus où elle habite.

Se rafraîchir la mémoire sur le parcours de Yannick Jadot avec son portrait vidéo sur le site de France Info

« Yannick Jadot soutient le libéralisme »

Non seulement c’est faux mais l’accusation est assez cocasse quand on sait que Yannick Jadot est à la pointe de la lutte contre les traités de libre-échange au Parlement européen et qu’il ne cesse d’expliquer, au fil des interviews, combien le libéralisme est destructeur pour la planète et ses habitant.e.s.

Relire l’interview de Yannick Jadot à Reporterre “Oui je suis anticapitaliste”

« Il y a de l’écologie dans tous les programmes, et certains programmes sont même très proches de celui de Europe Ecologie »

C’est vrai. Tout le monde nous copie. Mais ce qui compte ce n’est pas seulement les mots, mais bien les actes. A cet égard, pour savoir qui défend quoi, il est très instructif de regarder la composition des listes, car ce ne sont pas des slogans qui siègent au Parlement européen mais des personnes. Les candidat.e.s donnent à voir la sincérité des engagements, comme l’observation de leurs actes passés. Tout le monde veut se vanter de laver plus vert : la vérité c’est que seuls les Verts défendent avec constance l’écologie, le climat, la biodiversité, la planète.

Découvrir et faire connaître les candidat.e.s du climat de la liste Europe Écologie

6 JOURS avant le 26 mai, jour de l’élection européenne

6 comme les 6 doigts des pattes avant du panda géant, une des espèces les plus menacées du monde. En l’occurrence ce sixième doigt est une sorte de « faux pouce » opposable à ses cinq doigts. Spécificité unique chez les mammifères, cet os de la patte transformé lui sert notamment à coincer les tiges de bambou dont il se nourrit.

Les créateurs de Kung Fu Panda ne le savaient pas: ils ne lui ont dessiné que quatre doigts. Remboursez.

Voir un extrait de Kung Fu Panda sur Youtube

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Pour une Europe Queer

Depuis des années, EELV se bat pour les droits des LGBTQI.

Et il n’est pas un jour qui passe sans qu’on nous demande de nous justifier de nos prises de positions politiques sur la question. On nous morigène parfois, en nous reprochant de ne pas plutôt nous consacrer à la survie de la planète. Comme si le temps passé à défendre l’égale dignité des personnes était du temps perdu pour l’écologie. Alors comme Sysiphe revenant sans fin à son rocher, nous reprenons le travail de pédagogie élémentaire qu’il nous faut mener. Pas une minute dédiée à la promotion des droits des LGBTQI n’est une minute de perdue. La justesse de la cause parle d’elle-même. Mais il nous faut ajouter que la clef de notre survie sur la planète est précisément de reconnaître à chacun et chacune les mêmes droits. Le principe de solidarité doit donc guider notre action. Alors, tant que des discriminations perdureront notre engagement ne faiblira pas. CQFD.

Mais qu’il nous soit permis de dire les choses avec clarté : ce n’est pas seulement la froideur d’une démonstration logique qui nous conduit à brandir le rainbow flag au côté du drapeau vert. C’est d’abord un sursaut de la conscience face à l’injustice. Homophobie, transphobie, lesbophobie, biphobie etc.. sont autant de visages de l’arbitraire. Et cet arbitraire, humilie, déshonore, blesse, tue. Il utilise toutes les ressources du langage pour multiplier insultes et quolibets dédiés spécifiquement aux personnes LGBTQI. On tabasse avec des mots, on frappe avec des adverbes, on cogne avec des sentences. On délimite un territoire sémantique pour isoler, trier, séparer le bon grain hétéro de la racaille invertie. Puis, si le fer rouge de la grossièreté ne suffit pas à faire baisser la tête aux coupables, si la déchéance prononcée par un regard méprisant n’intimide pas, si la mitraille de la moquerie ne dissuade pas de s’afficher telle ou tel que l’on est, on passe aux coups. De poings, de pieds, de matraque, de machette ou de pierre, peu importe. Les coups peuvent alors tomber drus, en averse. Quand on hait on ne compte pas. La souffrance doit guérir la maladie, laver l’impureté, châtier le péché. L’essentiel est de rétablir la norme par la force, de remettre sur ses pieds l’ordre social qui assigne à résidence identitaire, fige les genres, et fixe la norme hétérosexuelle comme mesure de toute chose.

On nous dira que nous exagérons. Que les choses vont mieux. Que franchement maintenant les gays peuvent même se marier et que franchement il y a d’autres chats à fouetter. Nous répondrons que la ruse de la raison dominante est toujours de faire accroire que le combat est fini. Il n’en est rien. Toujours il faut lutter pour conserver ce qui a été arraché de haute lutte. Demandez aux femmes si leurs acquis ne sont pas menacés au moment même où l’Alabama décide de revenir sur le droit à l’avortement et où dans plusieurs pays d’Europe des offensives se fomentent contre le droit des femmes à disposer de leur corps. Demandez aux personnes racisées si le spectre du colonialisme ne règne pas encore dans les esprits et continue à alimenter des comportements discriminatoires quotidiens. Et pour revenir directement au sujet de cet édito demandez au LGBTQI si leur vies sont des longs fleuves tranquilles.

Alors nous persistons. Et nous signons. Nos adversaires nous interrompent. « Mais que diable voulez-vous ? La fin de la civilisation ? » Non. Seulement la fin de la haine. Nous voulons la justice. Nous voulons le respect. Nous voulons l’égalité. Nous voulons des droits. Nous voulons nous embrasser à Varsovie, Douala, Paris ou Chicago. Nous voulons marcher dans la rue et chanter sous la pluie. Nous voulons choisir de nous marier ou de ne jamais le faire. Nous voulons nous débarrasser des étiquettes et des assignations. Nous voulons choisir nos partenaires et nos vies comme bon nous semble. Nous voulons qu’on nous foute la paix. Nous voulons la liberté d’être ce que nous sommes et de devenir autre chose encore. Nous avons déjà la fierté. Nous voulons aussi l’indifférence.

Nous voulons une Europe queer pour que les fachos qui prétendent régenter nos vies tournent de l’œil. « Et quoi d’autre encore ? » Sauver le climat. Oui, sauver le climat. Parce que les droits conquis ne serviront à rien si la planète s’éteint. Rendez-vous le 26 mai.

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P comme Portrait

Celui de Yannick Jadot, tête de liste de la liste Europe Ecologie, dans ce petit film diffusé sur les réseaux sociaux. Ancien humanitaire, espionné par EDF pour son combat contre le nucléaire, son truc à lui c’est l’activisme, depuis toujours. Et l’écologie est sa colonne vertébrale.

Voir le petit film sur Facebook

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Le Conseil National de la Protection de la Nature : incontournable pour la biodiversité selon la FEVE

Alors que le G7, sous l’égide de la France, vient de signer une charte relative à la biodiversité, un projet de décret du gouvernement relatif à la simplification de la procédure d’autorisation environnementale a été mis en consultation en catimini. Ce projet sous couvert de « simplification » affaiblit le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), une institution nationale indépendante travaillant et veillant à la sauvegarde de la biodiversité sur la base de savoirs scientifiques interdisciplinaires. Ce projet de décret va aussi dégrader les orientations de l’Etat en matière de sauvegarde de la biodiversité. Celle-ci étant bien fragilisée selon la Plateforme Intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) regroupant 130 pays, et qui s’est réunie la semaine dernière avec le constat vertigineux qu’un million d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition à plus ou moins long terme.

Elu.es écologistes, nous constatons déjà cette perte de la biodiversité dans nos territoires avec les associations, les acteurs locaux et régionaux de la biodiversité, les apiculteurs notamment.

C’est pourquoi la FEVE dénonce ce projet qui impacte l’action indépendante du CNPN et son apport scientifique systémique. Il s’agit une reprise en main au plus haut niveau afin de lever les « obstacles » environnementaux et d’amoindrir la prise en compte de la biodiversité dans l’ensemble des projets d’aménagement. Le transfert des compétences du CNPN aux Conseils Scientifiques Régionaux du Patrimoine Naturel (CSRPN) porte atteinte à l’indépendance scientifique du CNPN : les CRSPN sont, en effet, sous la double tutelle des préfets et des Régions. Quelles seront alors leurs possibilités d’amélioration ou de critiques des projets en regard de la nécessaire cohérence environnementale entre les territoires ?

La perte de biodiversité est un enjeu lié à celui du climat. Les élu.es écologistes dans leurs actions contribuent à y faire face : cela touche l’environnement (eau, sol, air), l’alimentation, la santé, l’énergie. C’est pourquoi la FEVE demande au gouvernement de ne pas publier ce décret.

Catherine Hervieu, présidente de la FEVE, Vice-présidente de Dijon métropole
Catherine Candelier, secrétaire de la FEVE, Conseillère municipale de Sèvres

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Enquête publique « Place de la gare » – Observations

Enquête Publique portant sur la demande de Permis de Construire pour un projet d’aménagement du Quartier Grand Place, dit « Place de la Gare », déposée par La SPLA Panorama Vallée Sud – Grand Paris

Sur les modalités de l’enquête publique

Comme cela a déjà été relevé dans les observations d’autres intervenants, nous rappelons que cette enquête publique, sur un sujet complexe engageant l’avenir de la ville pour une durée très importante, est conduite sur la durée minimale prévue par les textes : 30 jours, dont 14 jours de vacances scolaires, jours fériés etc. Ces 30 jours sont censés être suffisants pour que les Clamartois puissent consulter les 60 documents mis à leur disposition et donner leur avis sur le projet, voire émettre des propositions d’évolution.

En ce qui concerne le groupe EELV Clamart, compte tenu des contraintes précédemment énoncées, nous nous sommes concentrés sur l’étude d’impact, l’avis de la MRAe et la réponse de la SPLA Panorama (280 pages de documentation au total…).

Sur le problème des pollutions résiduelles

La MRAe, dans son avis du 1er avril, relève dans l’étude d’impact un certain nombre de problèmes et de questions restées sans réponses claires, notamment la gestion de la forte pollution en hydrocarbures (estimée à 67 tonnes sur 7 500 m2) existant au niveau de la nappe souterraine.

Dans la réponse fournie par la SPLA (le lendemain 2 avril !), un certain nombre d’affirmations sont présentées qui reprennent et viennent compléter les informations fournies par l’étude d’impact. Ces informations visent à assurer que la pollution résiduelle sera à un niveau « acceptable » dans les sous-sols des bâtiments C, D, E, F et G et que l’école et la crèche ne seront pas concernés.

Nous persistons à penser que la situation exacte de la zone polluée n’est pas connue avec précision et que les un ou deux (non précisé dans la documentation ?) sondages réalisés au droit du site de ces établissements « sensibles » paraissent insuffisants pour se prononcer avec certitude sur le niveau de pollution dans cette zone.

Les simulations destinées à estimer les niveaux de pollution résiduelle après traitement s’appuyant sur des données parcellaires et insuffisantes sont donc à notre avis à prendre avec beaucoup de recul.

En ce qui concerne le niveau de pollution en surface (risque d’inhalation de toxiques volatils, des poussières des remblais avec « anomalies diffuse en métaux et en organiques »), les vapeurs seront potentiellement présentes, après dépollution, sur une grande partie du complexe immobilier mais ce danger est supposé être neutralisé par la couverture des sols (réponse SPLA Panorama). Une telle hypothèse d’étanchéité, maintenue au fil du temps et des aléas divers, nous parait être extrêmement optimiste.

La compatibilité de l’état des sols avec l’usage qu’en prévoit ce projet, notamment les établissements scolaires et la « promenade jardinée », n’est à notre sens pas démontrée.

Enfin, et compte tenus des alinéas précédents, la question se pose de la cohérence de ce projet avec la circulaire du 8 février 2007 relative à l’implantation sur des sols pollués d’établissements accueillant des populations sensibles (crèches, écoles maternelles et élémentaires, etc.) qui énonce que la construction de ces établissements doit être évitée sur les sites pollués, notamment lorsqu’il s’agit d’anciens sites industriels. Qu’en est-il du respect de l’esprit de ce texte en termes de principe de précaution ? Est-il vraiment raisonnable de décider d’implanter des établissements accueillant de jeunes enfants dans une zone ayant un tel passé ?

Sur l’aspect architectural et écologique du projet

Le projet se veut un « éco-quartier » mettant en avant un caractère végétal et privilégiant piétons et cyclistes. Son parti pris architectural marqué déclare « s’inspirer des immeubles néo-haussmannien du début du 20e siècle existants ».

De fait, ces choix architecturaux et de conception ne correspondent ni à l’image de Clamart dans les environs immédiats, il suffit pour s’en assurer de parcourir le quartier, les rues avoisinantes (voire la ville, caractérisée par une extrême diversité), ni au style retenu par la gare du Grand Paris adjacente. Ils relèvent tout au mieux d’un « parti pris architectural », imposé de façon très récente dans les nouvelles constructions clamartoises, correspondant à une vision nostalgique d’un Clamart qui n’a jamais existé.

Pire encore, ces choix conduisent à interdire des projets plus audacieux, véritablement en phase avec notre époque et la notion d’éco-quartier : murs et toitures végétalisées, panneaux photovoltaïques, gestion avancée de l’eau et des déchets, recherche d’une véritable mixité générationnelle et sociale…

Ce projet aurait dû être l’occasion d’un travail de fond sur l’accessibilité à vélo, or les aménagements relatifs aux circulations douces sont présentés de façon extrêmement succincte et la réponse de la SPLA aux remarques formulées par la MRAe sur ce point tient en une phrase « Le projet est entièrement accessible aux piétons et aux vélos en continuité. » !

Les aménagements cyclables dans ce secteur manquent et continueront à manquer de continuité et il n’y aura pas de réel maillage des voies de circulation douce. Les parkings à vélos semblent sous-dimensionnés au regard de ce que devraient être les ambitions d’un « éco-quartier », et les parkings à vélo sécurisés, à même d’augmenter l’attractivité de ce type de circulation, ne sont que mentionnés sans être quantifiés ce qui semble témoigner de l’intérêt que leur portent les concepteurs du projet.

Les associations proposent depuis des années un aménagement simple et efficace, hors circulation, reliant la gare de Clamart à la coulée verte du TGV en longeant la gare de Vanves. De la gare de Clamart, cette piste pourrait utiliser le talus de la SNCF et rester à niveau pour franchir la rue du Colonel Fabien par une passerelle piétons/cyclistes, qui gagnerait une piste cyclable sur le boulevard Stalingrad. De là il est possible de joindre la gare de Vanves par la sente qui longe les voies du train. Ce projet, soutenus par les associations de cyclistes de Vanves et Clamart et proposé lors des réunions de « concertation » n’a jamais été réellement envisagé.

Enfin, le problème de la conjonction sur un même lieu, le Bd Frères Vigouroux, aux mêmes horaires, de  transports en commun à destination des deux gares, d’un trafic automobile pendulaire et de dépose rapide, et de la circulation induite par les entrées d’école et crèche, amène à se poser des questions quant aux niveaux d’embouteillages, de nuisances sonores et de pollution qui seront atteints sur cette zone.

Sur la « concertation »

Bien que l’étude d’impact fasse un compte rendu assez positif de la concertation, il faut rappeler que celle-ci s’est passée dans une ambiance extrêmement tendue et a été l’objet d’incidents notables.

D’importantes demandes du public, portant notamment sur la préservation de l’actuelle place de la Gare et de sa perspective (consensus), sur les traitements des intermodalités et des circulations douces (consensus), ainsi que sur l’évaluation de l’intérêt de bâtiments de plus grande hauteur permettant de libérer les espaces en surface ont de fait été minorées voire ignorées.

Au final ces réunions semblent avoir essentiellement servi à présenter, de façon sommaire, un projet déjà acté dans ses grandes lignes et à répondre, sur la forme plus que sur le fond, aux exigences réglementaires de concertation.

En conclusion

Cette opération immobilière a déjà été l’objet de très nombreuses remarques portant notamment sur l’absence de prise en compte des résultats de la concertation conduite en 2015, du peu de cas fait de l’intermodalité (ex : interconnexion Gare / Terminal T10 rue de Meudon), des circulations douces, piétons et vélos (parkings sécurisés, passerelle coulée verte…) etc.

De son côté la MRAe a noté le manque de précision sur le contenu du projet, sur l’extension exacte des zones polluées, avant et après traitement, sur le caractère insuffisamment étayé des analyses relatives à la gestion des déplacements, des intermodalités et des liaisons douces, des effets de l’exposition aux nuisances sonores et vibratoires…

Les réponses, rapides et parfois sommaires, de la SPLA sur tous ces points nous semblent insuffisantes et laisser subsister un fort niveau d’incertitude, notamment sur la pollution résiduelle en surface et dans les bâtiments sensibles.

Comme d’autres associations, nous déplorons le manque d’ambition écologique du projet qui se cantonne dans ce domaine au minimum légal alors que nous avions là l’opportunité de bâtir un quartier exemplaire et ambitieux dans ce domaine. « Un projet immobilier qui marquera Clamart pour plusieurs décennies mérite certainement mieux que ce qui nous est proposé ici ».

Pour toutes les raisons développées plus haut nous n’approuvons pas ce projet immobilier, dans son contenu et dans ses modalités de réalisation, et nous vous demandons de bien vouloir émettre un avis défavorable à cette demande de permis de construire (autorisant  notamment la construction d’établissements sensibles en zone partiellement dépolluée).

Nous demandons qu’au minimum toute décision soit suspendue en l’attente de réponses claires, précises et argumentées de la SPLA aux nombreux questionnements évoqués.

Enfin, nous nous associons aux demandes, déjà déposées par plusieurs associations, de prolongation de cette enquête publique et d’organisation d’une réunion publique permettant de répondre aux questionnements évoqués précédemment et de venir compléter la phase de concertation, insatisfaisante de notre point de vue, conduite en 2015.

 Le groupe EELV-Clamart

Courrier : EELV, 10 rue des Sablons, 92140 Clamart

Courriel : contact@eelv-clamart.fr

Site Web : www.eelv-clamart.fr

Avis déposé le 30 avril 2019
(Registre électronique d’observations)

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