Second tour des municipales le 28 juin un vote historique

A Lyon, à Marseille, à Toulouse, à Strasbourg et Lille, à Bordeaux ou à Poitiers et bien sûr à Grenoble et dans de nombreuses villes, l’écologie incarne l’alternative.

C’est LE mandat pour le climat. Le mandat qui doit tirer les leçons de la crise. Les consciences bougent, l’intelligence collective demande des réponses nouvelles.

Alors qu’Emmanuel Macron promet mais ne fait pas, alors que des « coalitions anti-climat » s’organisent entre la droite et LREM, les écologistes répondent présent-es et rassemblent pour engager nos villes sur la voie de la transition écologique dans la justice sociale.

Nous ne le ferons pas seul-es ! Aussi venez donner un coup de main pour ce vote historique du 28 juin ! 

A Clamart : contact@eelv-clamart.fr !
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Municipales le 28 juin L’écologie a besoin de vous !

Nous sommes à quelques jours d’un scrutin HISTORIQUE !
Les élections municipales reprennent et la crise sanitaire et sociale montre que les solutions écologistes sont plus que jamais nécessaires pour adapter nos territoires et rendre nos villes vertes vivables, solidaires, démocratiques et agréables.
De nombreuses listes écologistes ont fait des scores permettant de se maintenir au second tour et d’emporter des mairies.
Et clairement, cette fois-ci, ce n’est pas qu’une élection locale.
Imaginez l’onde d’impact que cela représenterait de voir Lyon, la 2e ville de France basculer écologiste ? Ou Toulouse, la 4e, passer de ville rose à ville verte ?
Ou encore Strasbourg, devenir capitale européenne de l’écologie ?
Soyons clairs : Lyon, Toulouse, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Poitiers, Besançon, Orléans, Tours (liste non exhaustive !)… les enjeux sont historiques !
Les adversaires de l’écologie ne s’y trompent pas, et nous les voyons un peu partout bricoler des alliances anti-climat pour faire barrage aux écologistes et garder leurs postes, dans un “sauve qui peut” très ancien monde.
Nous devons mettre toute notre énergie au service de ces listes qui continuent la campagne jusqu’au 28 juin !

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PLFR : le gouvernement renonce à construire « le monde d’après »

En rejetant dans la nuit du 17 au 18 avril, l’amendement de Matthieu Orphelin appelant à une conditionnalité écologique des aides accordées par l’État aux entreprises, le gouvernement et la majorité démontrent leur incapacité à prendre conscience de la nécessité de changer de modèle.

La crise sanitaire que nous vivons est liée à notre modèle de développement – empiètement sur l’habitat naturel des animaux sauvages, accélération des échanges, réduction des moyens des services publics, organisation à flux tendus, absence d’actions et de moyens de prévention, ignorance du principe de précaution.

Pour autant, le gouvernement n’a tiré aucune leçon de cette crise et n’entend en aucun cas prévenir celle qui lui succèdera : la crise climatique. Cette crise est pourtant plus que prévisible et le gouvernement, alerté par les rapports successifs du GIEC, ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Notre économie est mise à mal et le soutien de l’État est nécessaire. Mais cette reconstruction est justement l’occasion de rebâtir sur des fondations solides. Ce que nous devons reconstruire, c’est une économie robuste, résiliente, qui résistera aux chocs environnementaux. Au lieu de cela, le gouvernement fait une fois de plus preuve de la plus grande hypocrisie. Alors qu’Élisabeth Borne déclarait : “Les aides qui accompagneront certains secteurs ou certaines entreprises (…) devront s’accompagner d’engagements en matière environnementale “, le gouvernement rejette quelques jours plus tard l’amendement de Matthieu Orphelin et fait adopter en remplacement un amendement de façade et sans contenu réel, visant “ à ce que ces entreprises intègrent pleinement et de manière exemplaire les objectifs de responsabilité sociale, sociétale et environnementale dans leur stratégie ”. Ce double jeu a assez duré.

L’amendement proposait de conditionner les aides aux entreprises “à la mise en place d’une stratégie interne de réduction de leur empreinte écologique” et à l’adoption “d’une trajectoire de [leur] empreinte carbone en conformité avec les objectifs de l’Accord de Paris”. C’est en effet nécessaire. Cette conditionnalité doit également être démocratique et sociale : renforcement des représentants des salarié.es dans les conseils d’administration, et accords de GPEC écologique et sociale, anticipant l’impact des crises environnementales sur les emplois et compétences.

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Comme pour le climat, la lutte pour la préservation de la biodiversité a besoin de moyens

Ce jeudi 13 février, Emmanuel Macron a inauguré l’Office Français pour la Biodiversité, après une année de préfiguration et peu après l’annonce d’une réduction de ses moyens : le budget affecté à la biodiversité sera amputé d’un quart à un tiers du budget prévu (notamment à cause du coût des cadeaux faits aux chasseurs) et 61 postes seront supprimés. C’est supprimer des moyens, déjà insuffisants, pour protéger l’environnement, pour enrayer cette crise d’extinction massive des espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, il y a environ 65 millions d’années.

La connaissance, le suivi scientifique, l’identification et la mise en œuvre de solutions sont aujourd’hui indispensables pour être à la hauteur de l’enjeu : maintenir et développer les services indispensables que nous fournit la nature.

Or, depuis plusieurs années, en totale contradiction avec les objectifs annoncés, les parcs naturels nationaux payent un lourd tribut avec une diminution constante de leurs effectifs et un redéploiement pour couvrir les besoins des nouvelles aires protégées, le parc des Calanques en 2012 et le Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne prévu cette année. 200 à 300 millions d’euros manquent, par ailleurs, chaque année pour accompagner collectivités et partenaires économiques dans la préservation et la reconquête des cœurs et corridors de biodiversité.

A minima, les dépenses liées à la biodiversité et au climat doivent être sorties du cadre du Pacte financier État/collectivité et les effectifs et les moyens doivent suivre la progression des surfaces protégées.

La nature n’est pas une variable d’ajustement. Plusieurs urgences s’imposent à nous au vu de l’accélération de la disparition du vivant :

  • la mise en place de statuts de protection à toutes les échelles de territoires, y compris pour protéger les espaces de biodiversité ordinaire, eux aussi menacés, afin de garantir un véritable droit de la nature et à la nature pour tous,
  • la sanctuarisation des écosystèmes toujours menacés,
  • un renforcement des moyens humains et financiers de l’Office Français de la Biodiversité afin que celui-ci puisse véritablement être garant d’une protection effective du vivant,
  • la concrétisation du principe « Zéro artificialisation », préfiguré par Nicolas Hulot. Le recours systématique à la compensation ne sert que la conscience des aménageurs et détruit, chaque fois qu’elle est mobilisée, les habitats et les espèces.

EELV demande :

  • que le gouvernement émette sans tarder, à l’attention des Préfets, une circulaire rappelant les exigences de la loi Biodiversité de 2016 et en particulier la séquence « Éviter-Réduire-Compenser » ainsi que l’obligation préfectorale de veiller à son application à tous les projets,
  • la fin des dérogations préfectorales qui exemptent aujourd’hui les promoteurs de réaliser une étude d’impact, au prétexte d’une biodiversité ordinaire ou d’une emprise réduite du projet,

EELV appelle également à la transformation du plan Écophyto, dont les différentes éditions n’ont pas permis de remédier à son manque criant d’efficacité (l’utilisation des biocides a largement augmenté !). L’abandon des pesticides de synthèse est indispensable pour préserver la biodiversité et pour produire une alimentation de qualité.

Nous sommes partie intégrante de la nature, nous ne la possédons pas et devons lui accorder le droit d’exister au même titre qu’aux humains. Il est impératif de protéger les espèces vivantes, animales et végétales, ainsi que de protéger l’eau, l’air et leur habitat – et donc les sols.

À la veille du prochain rendez-vous majeur pour la biodiversité, avec le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en juin à Marseille, la France a encore beaucoup à faire pour se prétendre « championne de la biodiversité ».

Comme pour le climat, la lutte pour la préservation de la biodiversité a besoin de moyens

Alain Coulombel et Éva Sas, porte-paroles
Emmanuel Cau et Julie Nicolas, commission biodiversité

photo ©VVVCFFrance

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L’avenir des retraites, le présent de la planète

Retrouver le projet d’EELV en réponse au projet du gouvernement Philippe sur les retraites :

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L’avenir des retraites, le présent de la planète

Projet écologiste en réponse au projet du gouvernement Philippe

Le projet Macron-Philippe, c’est une méthode brusque et brouillonne qui tente de monter les Français-es les un-es contre les autres. Une réforme des retraites qui réclame toujours plus d’efforts au plus grand nombre, quand les politiques fiscales, elles, permettent aux plus aisé-es de s’enrichir plus encore.
Ce projet aura pour principal effet d’obliger les actifs/ves à travailler plus longtemps et de réduire les pensions des retraité-es. Alors même que les réformes précédentes ont déjà réduit le niveau moyen des pensions, actuel et à venir, cette réforme va les rogner plus encore, non pas pour préserver l’équilibre financier du régime, comme on voudrait nous le faire croire, mais pour réduire encore plus les dépenses de solidarité. Et les plus fragiles, les femmes, les précaires, les agriculteurs/trices, les fonctionnaires, les enseignant-es et les plus jeunes d’entre nous, seront les grand-es perdant-es de ce projet délétère.

Si les motifs d’opposition à cette réforme ne manquent pas, si nous en demandons aujourd’hui le retrait, une juste réforme des retraites est nécessaire pour combler les insuffisances d’un système imparfait. C’est pourquoi, nous vous présentons ici une proposition écologiste. Nous la soumettons au débat et vous proposons de l’enrichir avec nous. C’est collectivement que nous saurons construire une alternative.

Penser les retraites du monde à venir, c’est penser un équilibre vivable pour tou-tes, un projet qui permette à toutes les générations de vivre bien et ne pas transmettre en héritage à nos enfants une protection sociale au rabais, en plus de la dette écologique qui pèsera déjà sur elles et eux. Il nous revient aujourd’hui, pour les générations futures, de construire les bases d’un nouvel horizon commun, celui des conquêtes sociales et environnementales.

La synthèse du projet

Le projet

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