Le Conseil National de la Protection de la Nature : incontournable pour la biodiversité selon la FEVE

Alors que le G7, sous l’égide de la France, vient de signer une charte relative à la biodiversité, un projet de décret du gouvernement relatif à la simplification de la procédure d’autorisation environnementale a été mis en consultation en catimini. Ce projet sous couvert de « simplification » affaiblit le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), une institution nationale indépendante travaillant et veillant à la sauvegarde de la biodiversité sur la base de savoirs scientifiques interdisciplinaires. Ce projet de décret va aussi dégrader les orientations de l’Etat en matière de sauvegarde de la biodiversité. Celle-ci étant bien fragilisée selon la Plateforme Intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) regroupant 130 pays, et qui s’est réunie la semaine dernière avec le constat vertigineux qu’un million d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition à plus ou moins long terme.

Elu.es écologistes, nous constatons déjà cette perte de la biodiversité dans nos territoires avec les associations, les acteurs locaux et régionaux de la biodiversité, les apiculteurs notamment.

C’est pourquoi la FEVE dénonce ce projet qui impacte l’action indépendante du CNPN et son apport scientifique systémique. Il s’agit une reprise en main au plus haut niveau afin de lever les « obstacles » environnementaux et d’amoindrir la prise en compte de la biodiversité dans l’ensemble des projets d’aménagement. Le transfert des compétences du CNPN aux Conseils Scientifiques Régionaux du Patrimoine Naturel (CSRPN) porte atteinte à l’indépendance scientifique du CNPN : les CRSPN sont, en effet, sous la double tutelle des préfets et des Régions. Quelles seront alors leurs possibilités d’amélioration ou de critiques des projets en regard de la nécessaire cohérence environnementale entre les territoires ?

La perte de biodiversité est un enjeu lié à celui du climat. Les élu.es écologistes dans leurs actions contribuent à y faire face : cela touche l’environnement (eau, sol, air), l’alimentation, la santé, l’énergie. C’est pourquoi la FEVE demande au gouvernement de ne pas publier ce décret.

Catherine Hervieu, présidente de la FEVE, Vice-présidente de Dijon métropole
Catherine Candelier, secrétaire de la FEVE, Conseillère municipale de Sèvres

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