Protection du patrimoine à Clamart, le point de vue des Verts

ZPPAUP, protection du patrimoine de la commune : un travail délicat.


Démarrée il y a maintenant plusieurs années, la définition de la protection des zones urbaines clamartoises avance lentement. Via ce travail de définition de la ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager), il s’agit de trouver le juste équilibre entre la protection de certains quartiers clamartois et un règlement trop systématique qui briderait des démarches architecturales originales.

À partir d’un premier projet proposé, les élus verts de Clamart sont intervenus sur plusieurs points :

- – il est tout d’abord essentiel de ne pas brider les possibilités d’installation de panneaux solaires sous prétexte d’esthétisme contestable. S’il est vrai que ses panneaux ne sont pas toujours décoratifs, ils participent à une production d’énergie locale non polluante. Compte tenu des enjeux énergétiques en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de l’impérieux besoin de réduire les productions polluantes (énergies fossiles ou nucléaires) au profit des énergies renouvelables, priorité doit donc être donnée à ces panneaux solaires. Ceci n’empêche pas de rechercher une disposition la moins inesthétique possible lors du montage de ces projets.

- – toujours dans le chapitre lié à la haute qualité environnementale, le projet actuel envisage pour les extensions de bâtiments, un décalage du bâtiment nouveau par rapport au bâtiment initial. Ceci peut correspondre à une augmentation des surfaces extérieures des bâtiments et donc à une augmentation de la consommation d’énergie. Nous souhaitons donc que cette disposition soit revue.

- – dans le quartier de la gare, il est prévu de maintenir les coeurs d’îlots composés d’espaces verts en imposant les constructions en bord de rue. Ceci nous semble être une excellente chose pour mutualiser les espaces verts privés, maintenir des surfaces perméables, obtenir des zones vertes conséquentes pour la petite faune. Nous avons proposé que ce principe soit étendu à l’ensemble des quartiers pavillonnaires à fin de protéger ces îlots verts.

- – les projets originaux dits « maisons d’architectes » doivent pouvoir être développés hors d’un cadre rigide. Pas facile ici car c’est bien le cadre rigide qui protège et limite… Nous proposons la constitution d’une commission ad hoc permettant de pouvoir déroger à la règle en cas de projet original intéressant.

- – Enfin, le contrôle et le suivi de ces dispositions (comme celles du PLU d’ailleurs) doivent être réels pour être efficace et crédible. Ici, c’est de personnel municipal supplémentaire dont il est question.

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